David Clarinval introduit un crédit familial de 5 jours par enfant

Ce vendredi, sur proposition du ministre de l’Emploi, le gouvernement a approuvé un avant-projet de loi instaurant un crédit familial de cinq jours par enfant.  Il s’agit d’une première étape dans la mise en œuvre du crédit familial.

Cette nouvelle mesure qui vise à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale s’appliquera aux travailleurs salariés, aux indépendants et aux fonctionnaires.

Les cinq jours s’ajouteront aux congés existants, notamment au congé de naissance ou au congé de maternité. Ils pourront être pris par le bénéficiaire du crédit familial, en une seule fois ou séparément, dans l’année suivant la naissance de l’enfant. Le droit revient en priorité au père ou au coparent, qui peut toutefois renoncer à l’exercice de ce droit au profit de la mère.

Le crédit familial constitue un droit unique par enfant. Lorsque plusieurs personnes ouvrent le droit, elles déterminent librement laquelle d’entre elles l’exercera. En cas de naissance multiple, cinq jours seront accordés par enfant.

Pendant cette interruption, le bénéficiaire percevra une indemnité par jour de prise du crédit familial. Pour les travailleurs salariés et les fonctionnaires, cette indemnité sera calculée sur la base d’un pourcentage de la rémunération brute. Pour les travailleurs indépendants, elle prendra la forme d’une indemnité forfaitaire. Les montants et les modalités pratiques seront précisés par arrêté royal.

Le bénéfice de ce droit au crédit familial sera applicable aux naissances à partir de janvier 2026.

« Avec ce crédit familial, nous créons un droit concret et supplémentaire pour les familles. Nous leur donnons davantage de liberté pour organiser les premiers mois de l’enfant, tout en garantissant des droits comparables aux salariés, aux indépendants et aux fonctionnaires », souligne David Clarinval.