Dermatose nodulaire contagieuse : David Clarinval a lancé la procédure d’achat de vaccins
Bien qu’il soit possible de recourir au stock de vaccins disponibles au niveau de la Commission européenne ou dans certains Etats Membres, la Belgique met en place une banque nationale de vaccins afin de garantir une capacité de réaction immédiate si un cas est détecté sur notre territoire. Dans ce cadre, le ministre de l’Agriculture a lancé la procédure d’achat de vaccins et la mobilisation d’un budget afin de soutenir les éleveurs face à cette situation. Depuis la fin du mois de juin 2025 et l’apparition des premiers foyers de dermatose en Europe, les autorités sanitaires belges suivent de près l’évolution de la maladie.
En cas d’apparition d’un foyer en Belgique, les mesures à appliquer sont définies par la réglementation européenne. Ces règles visent avant tout à empêcher une propagation rapide de la maladie et à protéger l’ensemble du cheptel. La réglementation européenne ne permet pas de vacciner préventivement. Il faut qu’il y ait un risque de contamination et un cas détecté sur notre territoire pour pouvoir vacciner. L’abattage et la vaccination d’urgence sont aujourd’hui les seuls moyens reconnus comme efficaces pour éradiquer le virus.
David Clarinval, ministre de l’Agriculture : « Anticiper, c’est la clé pour protéger nos élevages. Laisser la maladie circuler constitue un risque majeur de propagation rapide à d’autres élevages, avec des conséquences lourdes pour les animaux et pour l’ensemble de la filière. La vaccination est un levier essentiel dans la lutte contre cette maladie et nous devons être prêts à intervenir immédiatement en cas de menace imminente de contamination, afin d’empêcher la propagation du virus.
Avec la constitution de ce stock de vaccins, nous nous tenons prêts pour la vaccination. Toutefois, une telle décision n’est pas sans conséquences économiques pour la filière. Elle implique notamment la perte du statut indemne sans vaccination, ainsi que des restrictions sur les mouvements et la commercialisation des bovins et de leurs produits, y compris les produits laitiers.
Une analyse du risque est également menée en continu par les autorités compétentes, afin d’adapter en permanence notre stratégie à l’évolution de la situation sanitaire. »
Le ministre convoquera rapidement les administrations compétentes, les organisations d’éleveurs et les vétérinaires afin d’échanger de manière transparente sur ces mesures, d’expliquer concrètement ce qu’elles impliquent à l’échelon belge et le rôle que chacun aurait à jouer le cas échéant et de s’accorder sur un plan de communication structuré.